Le BLOG DES LAURONS LES LAURONS. Petit quartier tranquille situé au bord de mer au sud-ouest de Martigues. Les buts du C.I.Q sont : La Défense des Intérêts des Habitants du Quartier. Les actions envers les Industriels pollueurs. Les relations avec la Mairie. Ses activités. Le C.IQ des LAURONS (association loi 1901) existe depuis 1958. Adresse du Site : https://leblogdeslaurons.blogspot.com/ Mail : ciq.des.lauronsmartigues@free.fr
CIQ réunion CA
193 millions d’euros et un
éloignement de l’effet ciseau :
Le budget 2026 a été voté à Martigues
Le conseil municipal du
30 avril dernier était dédié au vote du budget de la Ville, atteignant
presque les 193 millions d’euros, malgré les incertitudes pesant notamment
sur l’apport de la Métropole. L’opposition a voté contre ce budget primitif.
Après le débat d’orientations
budgétaires, qui a eu lieu le 9 avril, le conseil municipal du jeudi 30 avril
était dédié au vote du budget primitif 2026, qui s’équilibre à
192 770 822,12 €, dont 161 914 312,08 € en
fonctionnement, et 30 856 510 € en investissement.
Le premier adjoint Henri Cambéssèdes, à la barre de cette présentation, s’est
réjoui à plusieurs titres. D’abord, "les taux communaux de fiscalité
locale directe ne vont pas évoluer, on va rester au taux précédent. Le
fruit de la fiscalité locale sur la taxe foncière sur les propriétés bâties
s’élèvera à 31 017 422 € ; sur les propriétés non bâties, à
116 413 €, et sur la taxe d’habitation sur les résidences
secondaires, à 489 440 €". La taxe sur le foncier bâti s’élève donc toujours à
37,68 %, et à 20,32 % pour le foncier non bâti. Ensuite : "Nous
sortons de l’effet ciseau, c’est-à-dire que les courbes sont dans une
orientation vertueuse." Quant à la capacité de désendettement de la
ville, "elle s’améliore", note l’élu, s’établissant à
3,7 années.
Les recettes de fonctionnement
sont en augmentation de 2% par rapport à l’an passé - notamment grâce au
premier reversement par l’État des 30% du Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des
collectivités (603 000 €), qui avait prélevé l’an dernier
2 M€. Et ce malgré la baisse des dotations de l’État. Les dépenses de
cette section, elles, diminuent de 0,65 % par rapport à 2025, "grâce
au travail approfondi d’optimisation des services", félicite l’élu.
1 125 000 € pour le pont des
Laurons
Concernant
les projets d’investissement, une des plus grosses opérations 2026 concernera le
pont de la Reraille, qui permet d’accéder aux Laurons, pour un montant d’1 125 000 €.
"Il donnait des signes de faiblesse, il fallait intervenir assez
rapidement pour non pas le conforter, mais le remplacer", précise
Henri Cambessédès.
Suivent le renouvellement de
l’éclairage public par des dispositifs LED à commande intelligente
(1 100 000 €), la remise aux normes de la cuisine centrale
(730 000 €), l’extension des locaux au stade Julien Olive
(600 000 € pour la première tranche), le lancement d’une étude
concernant la réfection du réseau de chauffage secondaire de l’hôtel de Ville
(200 000 €) et la réfection du port de Carro (125 000 €).
250 000 € seront dédiés aux travaux forestiers dans le cadre de la
prévention des incendies (gestion des parcs, création de pistes forestières…),
et 100 000 € à la poursuite du programme de renouvellement des bornes
incendie. Notons aussi la poursuite de la rénovation des groupes scolaires de
la commune (600 000 €) ou encore la création d’îlots de fraîcheur
dans les cours d’écoles (200 000 €). Quant aux travaux de
voirie, ils pèseront 600 000 € dans les dépenses, et la poursuite du
programme de mise en accessibilité des établissements recevant du public,
800 000 €.
Tous ces projets s’inscrivent
dans le plan du programme pluriannuel d’investissement. Ce qui n’est pas le cas
des 1 421 650 € dédiés au développement numérique
(expérimentation de l’IA, remplacement d’infrastructure, investissements en cybersécurité…),
des 1 500 300€ pour l’urbanisme (dont l’aide à la restauration
immobilière dans le cadre du dispositif Martigues en couleur), ou encore des
100 000 € de subventions fléchées vers la participation à la
modernisation d’équipements de l’hôpital.
Doutes sur l’attribution de compensation
Emmanuel Fouquart est le premier à réagir à cette
présentation : "Il y a quand même une incertitude, c’est l’apport
financier de la Métropole, puisqu’il n’a pas été voté." Notons que
l’attribution de compensation versée par la Métropole représente 74 % des recettes fiscales
de la Ville, comme l’a annoncé Henri Cambessédès lui-même. L’élu d’opposition
RN soulève un autre point, sur lequel il dit avoir été interpellé durant les
municipales : la Bastide du chemin de Paradis (la bastide de l’écrivain
nationaliste et fondateur de l’Action Française Charles Maurras), "qui
appartient à la Ville, et la Ville a des obligations. De mémoire, on avait voté
des travaux en 2019, qui ne sont pas réalisés. Quand le seront-ils ?"
Il s’oppose ensuite à plusieurs subventions, dont celle accordée à
l’association Les Amis de la fête, "une association du Parti communiste",
mais aussi au café associatif le Rallumeur d’étoiles, et à SOS Méditerranée. Et d’annoncer que son groupe votera
contre le budget.
Jean-Luc Di Maria s’y oppose lui aussi. "Oui,
l’équilibre est atteint, mais c’est une obligation, pas une ambition".
Concernant la maîtrise des dépenses liées à la masse salariale, il attaque
"le non-remplacement d’agents, et donc moins de services rendus, plus
de tension dans les équipes, le service public qui recule. Pourtant, les
promotions ont été nombreuses […] C’est ce que vous reprochiez hier à vos
adversaires. Vous le faites aujourd’hui." Sur l’investissement :
"Beaucoup d’annonces, peu de caps, et surtout pas assez de
concertation. On parle de millions d’euros sans hiérarchisation claire."
Il interroge alors le fléchage des 600 000 € destinés aux écoles, ou
aux aménagements forestiers, rappelant les obligations auxquelles sont soumis
les riverains dans le cadre du PPRIF, "sans soutien suffisant, sans
lisibilité".
"Le budget que nous
présentons aujourd’hui va permettre d’agir utilement pour chacune et chacun. Il
s’agit d’un budget solide, construit avec sérieux, soutenable et fidèle aux
engagements pris", lance pour sa part le maire Gaby Charroux, sans vraiment répondre aux questions de
l’opposition. Il dénonce : "Une part croissante de l’effort
budgétaire sert à absorber des dépenses nouvelles imposées de l’extérieur sans
aucune compensation. Malgré cela nous avons fait un choix clair ; celui de
ne pas augmenter les impôts locaux." Quant à la question de
l’attribution de compensation versée par la Métropole, si importante pour le
budget, il rappelle qu’elle est l’héritière de la taxe foncière et se dit
déterminé à "défendre ce qui revient légitimement, de droit, à notre
territoire et à ses habitants. Si demain ces équilibres venaient à évoluer,
c’est notre capacité d’action qui serait directement concernée."
Épave Laurons 11 : malgré le
vent,
Une campagne de fouilles fructueuses
à Martigues
Par Nicolas PUIG
Les archéologues subaquatiques
ont, pendant deux semaines, mené une nouvelle campagne de fouilles sur cette
épave gisant au fond de l’anse des Laurons. Ils ont pu préciser sa datation et
confirmer que ce bateau de pêche, très commun à l’époque moderne mais toujours
méconnu des scientifiques, était propulsé à la voile.
Deux mètres de fond, à quelques
mètres de la côte… C’est juste là que gît depuis des siècles l’épave Laurons 11. Découverte en 2010 au cours d’une
prospection archéologique (et associée au numéro 11 car il s’agit du
onzième site référencé dans l’anse des Laurons), elle est fouillée
depuis 2021 par le département des recherches archéologiques subaquatiques
et sous-marines (Drassm) et l’université Aix-Marseille (Amu), dans le cadre d’un
chantier école soutenu par la Ville de Martigues, auquel participe aussi le bureau
d’études et de recherche en archéologie subaquatique Ipso Facto.
Objectifs des différentes
campagnes (dont l’enjeu scientifique est bien réel) : restituer le plus
fidèlement possible l’architecture navale de l’épave, déterminer son mode de
propulsion, son gréement, et tenter de la dater le plus précisément possible,
alors que le carbone 14 donne une fourchette allant de 1450 à 1630.
Ce qui fait d’elle la seule épave d’époque moderne connue sur le secteur, qui
continue de stimuler la curiosité des scientifiques : "Elle a
plein de petits secrets, de détails d’architecture navale qu’on ne connaît pas",
observe avec enthousiasme Mourad El Amouri, archéologue chez Ipso Facto.
À lire aussi : À Martigues, l'épave du navire Carro 3,
coulé en 1851, au cœur d'une conférence
Au fil des années, grâce aux
investigations des scientifiques, le profil de cette embarcation de douze
mètres de long pour quatre de large s’affine. On sait qu’il ne s’agissait pas
d’un navire de charge, mais plutôt d’un navire de pêche, en tout cas de travail :
un maillet a été retrouvé à son bord, servant certainement à planter des pieux
peut-être constitutifs de bordigues (nombre d’entre eux ont été retrouvés dans
l’anse des Laurons). Une manne en saule, panier à poisson, a aussi été
retrouvée lors d’une précédente campagne. Le maître-couple, c’est-à-dire la
section transversale la plus large de la coque, qui détermine la place de
toutes les autres membrures, a aussi été découvert, révélant une architecture
typiquement méditerranéenne, attestée sur d’autres épaves connues datées entre
le XVIe et le XVIIIe siècle.
Cet élément fondamental était
encore au centre des attentions des archéologues cette année, dont huit
étudiants du master MoMarch (le master international d’AMU codirigé
avec le Drassm pour former des archéologues subaquatiques),
parmi lesquels un Belge, un Algérien et un Américain. La campagne 2026 s’est
étirée du 23 mars au 3 avril : hélas en plein épisode venteux.
"On a perdu l’équivalent de deux jours et demi", regrette
Marine Sadania, archéologue au Drassm, coresponsable de la fouille avec Eric
Rieth, du CNRS. Et sur deux semaines, deux jours et demi, ça n’a rien
d’anodin.
Une assiette du début du XVIIe siècle
Les objectifs sont malgré tout atteints : la fouille du
maître-couple a permis de découvrir l’emplanture du mât (mais pas le mât
lui-même), entourée de quatre taquets de bois, confirmant le mode de propulsion
du bateau, qui ne faisait jusqu’à présent que l’objet d’hypothèses. "C’était
un navire à voile latine, peut affirmer désormais Marine Sadania. Ces
embarcations étaient très nombreuses sur les côtes, mais les sources écrites
n’en parlent pas. C’est le bateau du quotidien, qui existait en très grand
nombre, mais qu’on connaît le moins", explique Marine Sadania.
Peut-être ressemblait-il à ces embarcations représentées sur une carte des
côtes provençales du XVIIe siècle, affichée sur le chantier de
fouille : coques rondes, voile latine.
Autre découverte d’importance
cette année : une assiette. "C’est l’assiette du marin",
précise Marine Sadania, avant de révéler l’intérêt de l’objet : "Elle
permet d’affiner la datation au début du XVIIe siècle."
Au-delà de ces découvertes
marquantes, les archéologues étudient chaque pièce de bois de l’épave. "Des
prélèvements xylologiques sont aussi réalisés pour déterminer les essences
utilisées", rappelle Jade Musumecci, étudiante du master MoMarch. Les
pièces sont ensuite remises à l’eau. On parle là d’une épave coulée depuis plus
de 400 ans, et Marine Sadania la compare à un mille-feuille : "On
a une superposition de bois qui ne sont plus dans leur position d’origine, que
nous essayons de restituer pour reconstruire le modèle 3D de l’embarcation, ses
formes, sa capacité de charge…"
Après l’engrangement de
nombreuses informations durant ces quelques jours de campagne, la post-fouille
permettra de tirer de nouvelles conclusions, et notamment de déterminer l’avant
et l’arrière de l’épave. Avant que les archéologues ne réenfilent leurs
combinaisons en 2027 : "On revient l’an prochain. L’épave n’a
pas livré tous ses secrets, et le site est idéal pour former des étudiants."
Personne n’est reparti les mains vides de la Fête des plantes
ce dimanche 26 avril, qui se déroulait aux
Laurons, à Martigues.
Il y en avait pour tous les goûts.
Les visiteurs étaient nombreux ce
samedi 25 avril dès l’ouverture de la Fête des plantes au lieu-dit La
Carrière à Martigues. Au rendez-vous, une grande diversité de
propositions et d’informations pour cette 14ᵉ
édition de la Fête des plantes, très réussie.
Le stand de troc avec, 3
jardiniers de la Ville et ceux du jardin partagé de St Julien et du comité
d'intérêt de quartier du Laurons (CIQ), a fonctionné à plein régime pour les
visiteurs. Pour le quartier, il y avait
le stand « Faites des fleurs »,
plus loin
le stand de la Métropole
concernant le périmètre de Bonnieu, et
le stand de la LPO (Ligue pour la protection
des oiseaux), ainsi que
l’association de Plans de Prévention des Risques d’Incendies de Forêts (PPRIF).
L’Amap - A tout Bio et même les
auteurs, Francis Francisca et Alban Dechaumet, avaient leur stand.
Tous ont attiré beaucoup de monde.
Colette a proposé de faire des
fleurs avec des enfants ce matin. Le stand de la LPO a été beaucoup visité avec des affiches
incitatrices "Favorisons la bio diversité" ; "Laissons
circuler la faune sauvage" ; "Attention, ne piétinons pas les
œufs", à l’intention des baigneurs et des maîtres des chiens non tenus en
laisse.
Un moment pour sensibiliser
Bernard Calvia, chef de service à
la préservation des sites remarquables de la Métropole, a accueilli le public pour parler du
périmètre de protection de Bonnieu (sur 7 hectares et demi) pour les espèces et
la flore en danger en voie de disparition. "L’objectif est de couper
les arbres, d’ouvrir le milieu, d’empêcher le pin d’envahir les espaces."
Alban Dechaumet, qui par ailleurs
présentait ses livres, défendait un stand d’information de l’association Nos
terres Nos Droits PPRIF et justice, avec son président, Philippe Haffner.
Enfin, le Martégal Francis
Francisca dédicaçait son dernier livre paru en février 2026, qui ne
comporte pas moins de 500 photos et qui sera présenté le 6 mai à
14 h 30 à Figuerolles, son titre : La côte bleue,
richesses environnementales et historiques.
Cette année la fête aux plantes
était particulièrement riche et informative et les gens ont échangé, au soleil,
en dégustant les soupes ou les délicieux breuvages et plats préparés par les
bénévoles.
Samedi 26 avril 2026, de 09h00 à
17h00.
L'événement se tiendra à la Plage des Laurons (Route
de Ponteau) et est organisé par le CIQ des Laurons.
Cette manifestation non commerciale repose
sur l'échange et le partage, avec notamment une bourse aux plantes, des
boutures, des semis et une grainothèque. Le programme inclut
également :
La centrale EDF est partenaire de l'opération, et une petite
restauration ainsi qu'une buvette seront disponibles sur place.
Objet : 14ème FÊTE des PLANTES aux LAURONS à partir
de 9H00
Ce dimanche 26 avril
14ème FÊTE des PLANTES aux LAURONS
À partir de 9H00
Venez échanger et partager autour du jardin. Portez vos
boutures, graines, semis et plantes ou arbres en pots.
Venez avec tout ce que vous avez « en trop » concernant
le jardin, pots, outils, revues.
Il n’y a pas de vente ce ne sont que des échanges.
Si vous n’avez rien venez aussi, il y a des rencontres à
faire et de petits ateliers pour les jardiniers débutants.
Avec les animateurs des échanges vous trouverez bien une
petite bouture à ramener
Présence de la LPO, du jardin partagé, des Espaces
Verts et Forestiers et de l’atelier" faites des fleurs"
pour les enfants et les plus grands.
Des informations sur le PPRIF et la zone protégée de Bonnieu
Mais surtout des échanges dans la bonne humeur et le partage
Une petite restauration préparée par les bénévoles vous sera
proposée avec assiettes froides et Dégustation de soupes !
* N’hésitez pas à renvoyer cette annonce vers vos amis.
Nous venons d’apprendre avec
émotion, le décès de Michel PATRIS, Nicolas depuis toujours pour nous tous,
amis du quartier, adhérents de la SNL et du CIQ des Laurons.
Nous adressons toutes nos condoléances à sa fille Julie.
Le CIQ des Laurons
Nous avons la grande
tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Michel
PATRIS
Survenu le mardi
7 avril 2026, à l’âge de 78 ans.
La
cérémonie aura lieu le lundi 13 avril 2026 à 17 :00 à
l'adresse suivante :
Salle omni culte du crématorium
Ch. Château Perrin - Quartier Réveilla
13500 Martigues