Ciel, les doses de vaccin
arrivent !
Le BLOG DES LAURONS LES LAURONS. Petit quartier tranquille situé au bord de mer au sud-ouest de Martigues. Les buts du C.I.Q sont : La Défense des Intérêts des Habitants du Quartier. Les actions envers les Industriels pollueurs. Les relations avec la Mairie. Ses activités. Le C.IQ des LAURONS (association loi 1901) existe depuis 1958. Adresse du Site : https://leblogdeslaurons.blogspot.com/ Mail : ciq.des.lauronsmartigues@free.fr
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FAITS DIVERS MARTIGUES
Trafic de drogues à Canto:
un "ravitailleur" écroué
Sur le marché des
stupéfiants, i l y a parfois des globe-trotters. Originaire de Marseille, cet
individu dira qu’il était simplement "un ravitailleur", rapporte
une source policière. Plus livreur et petite main d’un trafic de drogues que
dealer présumé, si on lit entre les lignes. Un transporteur en mode "Uber
Stups" en somme, dans le quartier de Canto-Perdrix à Martigues. En clair,
il assurait la livraison de cannabis.
Un
intermédiaire des vendeurs qu’il ne connaît - on vous le donne en mille – ni d’Eve
ni d’Adam. "Une mission depuis trois jours seulement", avancer
a-t-il encore aux enquêteurs, "parce qu’il avait besoin d’argent,
en tant que SDF".
Cette
petite affaire clandestine et ce réseau de livraison-là sont tombés dimanche au
bout d’un contrôle de la brigade anticriminalité
du commissariat de Martigues
qui est allée cueillir le fameux livreur, âgé de 21 ans. Non sans mal après une
tentative de fuite et un coup à destination d’un des fonctionnaires de police
esquivé de justesse.
Un épisode de plus dans un
passé déjà encombrant pour cet individu bien connu des services de police.
Sur lui,
on trouvera 85 grammes de résine de cannabis, ainsi que 41grammes d’herbe. Déjà
non content de marcher dans le trafic de stups, le livreur présumé aurait fait
son cinéma, prétendant avoir été victime de violences policières
lors de
son interpellation et pendant sa garde à vue. Une version contredite par les images
des caméras de surveillance et un manège pour retarder la sentence des
magistrats, qui n’aura fait que prolonger sa garde à vue.
Déféré
devant le parquet d’Aix-en-Provence, il a été écroué dans l’attente de sa
comparution le 24 mars.
P.S.
TRANSPORTS
PHOTO P.S.
Gare routière : ça se précise
Ce doit
être un pôle d’échanges majeur pour les cars, mais pas seulement. Un tremplin
vers les modes doux aussi, avec une Maison
du vélo.
Le
nouveau pôle d’échanges multimodal, construit sur les anciens courts de tennis
aux Salins, commence à se dessiner entre les quais et les premiers arbres
plantés, et le bâtiment voyageur avec son toit blanc alvéolé.
Ce pôle entrera en
service dans quelques semaines et remplacera l’actuelle gare routière implantée
en plein centre-ville, place des Aires.
Un coût
total de 3,3 millions dans un financement entre la Métropole, l’État et la Région
pour faciliter la vie en transport en commun.
STATIONNEMENT
TRANSPORTS
N’oubliez plus de payer...
Après une gratuité qui a pris fin le 31 janvier, après une
période
où la sévérité n’était pas de mise, payer son stationnement
en
centre-ville est redevenu une nécessité.
La question a même agité durant quelques minutes le dernier
conseil municipal, avec des échanges nourris entre Jean-Luc Di Maria, Roger
Camoin et Gaby Charroux.
"Après le 31 janvier, on avait donné quelques consignes de laxisme,
pour les quinze premiers jours de février", reconnaissait le maire. La
période est révolue, il est conseillé de ne plus oublier de payer !
PHOTO E.G.
·
22/02/2021 À 08H07
Martigues : la
vaccination rime avec patience
La
vaccination doit-elle rimer avec patience ? Il semblerait bien que oui... Comme
par exemple au centre de vaccination installé à l'hôpital de Martigues où
convergent les rendez-vous des salariés et des patients fragiles du centre
hospitalier mais aussi des habitants âgés de 75 ans et plus du Pays de
Martigues comme de Châteauneuf-les-Martigues, pour un nombre de doses distribuées
par l'Agence Régionale de Santé encore trop insuffisant : 180 par semaine pour
cette zone et uniquement de la marque Pfizer, pas de Moderna pour l'instant.
En ce moment les prises de
rendez-vous au centre de vaccination de Martigues sont suspendues mais
l'arrivée de doses du vaccin AstraZeneca pour la médecine de ville et les
pharmacies devrait se confirmer rapidement.
De son côté la ville de Martigues pourrait aussi ouvrir un
centre de vaccination au gymnase des Salins en capacité de vacciner plus de 100
personnes par jour.
En vidéo : l'interview du docteur Gérard Eddi, président de la
CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) du Pays de Martigues.
(Interview et images : Rémy
Reponty pour Maritima médias.)
Sophie
Bertran de Balanda publie un livre qui retrace la mémoire
de
cet établissement, fermé après l’explosion d’AZF.
Aujourd’hui
détruit,
il
était installé au cœur du port pétrolier de Lavéra
·
SOCIAL
·
19/02/2021 À 18H07
Une collecte
généreuse
pour l'opération
Martigues solidaire
·
01:36
Six tonnes de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, voilà ce que
la manifestation Martigues Solidaire a collecté en l'espace de deux mois.
Cette opération qui est impulsée par le service de la Vie associative de la
ville, a nécessité l'implication sans faille d'une centaine de bénévoles. Ces
derniers ont, sans relâche, récupéré les marchandises données dans les grandes
surfaces par les clients mais aussi dans différents autres lieux tels que les
collèges ou encore les Maisons de quartier.
C'est dans la salle de spectacle de La Halle, cet après-midi, que les six
associations bénéficiaires de cette action (Partage, la Croix-Rouge, les Restos
du cœur, le Secours catholique, le Secours populaire et l’Équipe Saint-Vincent)
sont venues récupérer leurs cartons remplis de produits de première nécessité
comme du riz, des pâtes, de l'huile, du sucre, de la farine, des conserves de
légumes... Mais aussi des produits pour bébé ou encore d'hygiène corporelle.
A cette occasion étaient présents le Maire de Martigues, Gaby Charroux, différentes
élues étaient présentes dont la 4e adjointe Nathalie Lefebvre et les
conseillères municipales Marcelline Zéphir et Emmanuelle Tavan. Le député
de la 13e circonscription, Pierre Dharréville, a lui aussi assisté à cette
remise de denrées alimentaires.
Cette 4e édition, comme les trois premières, devrait se solder par une
soirée caritative en remerciement pour les nombreux donateurs, qui malgré le
contexte, ont été plus nombreux que les années précédentes.
La programmation reste tributaire du bon vouloir de la crise sanitaire et
de ses mesures restrictives, mais il est dit que ce sera l’artiste Bun Hay Mean
qui viendra présenter son spectacle d'humour dans le courant du mois de juin.
Retrouvez en images et en paroles le maire de Martigues, Gaby Charroux.
Mais aussi le président de l'association Partage Bernard Mercier, la
responsable de l'action sociale de la Croix-Rouge, Sophie Vallière, ainsi
que Valérie Fernandez, l'une des organisatrices de cette opération.
·
19/02/2021 À 19H27
Martigues
réclame l’état de catastrophe naturelle
pour la sécheresse en 2020
communiqué de la Ville de
Martigues
« Suite à la sécheresse qui a sévi sur
son territoire courant 2020, la Commune de Martigues a déposé auprès de la
Préfecture des Bouches-du-Rhône un dossier de demande de reconnaissance de
l'état de catastrophe naturelle concernant les mouvements de terrain
consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
Les habitants ayant constaté l'apparition de fissures sur leur habitation
durant cette période sont invités à adresser un courrier précisant leur nom,
adresse et téléphone à Monsieur le Maire, à l'attention du Service Juridique,
BP 60101, 13692 Martigues cedex ou par e-mail à le-maire@ville-martigues.fr aux fins d'être tenus informés du suivi de la
procédure.
Contact Service Juridique 04.42.44.33.60 »
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SANTÉ
·
18/02/2021 À 16H22
Des élèves
positifs au variant sud-africain.
Quatre classes
fermées à Aupècle à Martigues
·
00:38
L'inspection d'académie de la
circonscription de Martigues a décidé de fermer quatre classes de l'élémentaire
d'Aupècle à Jonquières.
Deux élèves ont été testés positifs au
variant sud-africain, connu pour être très contagieux.
Ces enfants ayant des frères et
sœurs dans d'autres classes, il a été décidé, par mesure de précaution, de
fermer quatre classes au total. Les parents ont été prévenus dès hier soir.
La cellule Covid de l'Éducation
nationale a donné comme consigne de faire tester aussi les enfants qui auraient
pu être en contact lors de la garderie ou de la cantine, de les mettre à
l'isolement.
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18/02/2021 À 17H00
Martigues :
ras le bol au
service chirurgie de l'hôpital
Manifestation et grève des infirmières et
infirmiers du service chirurgie du centre hospitalier de Martigues ce jeudi
après-midi.
Les personnels dénoncent la surcharge
de travail qui existait déjà avant le Covid et qui ne fait que s'amplifier. Ils
ont peur de maltraiter leurs patients par manque de temps et dénoncent
également l'entrée de patients non testés au Covid au sein de l'établissement.
Le service de chirurgie est passé de 35 lits
à 47 souvent sans personnel supplémentaire parce que les renforts manquent. En
vidéo, les témoignages de Tatiana Cloitre et Sylvie Boichard.
À noter que ce rassemblement s'est tenu à
l'appel des deux syndicats de l'établissement, CGT et CFDT.
·
16/02/2021 À 10H42
Les Rayettes accueillent à ce jour 38
patients, dont 6 en réanimation.
Un chiffre dans la lignée de la
situation connue depuis quelques temps.
L' organisation de l'établissement est
identique aux semaines précédentes, il n'y a pas de déprogrammations
d'opérations classiques.
La présence des variants détectés sur
des patients n'a pas d'impact à ce jour pour l'hôpital martégal.
·
ECONOMIE
·
16/02/2021 À 14H44
900 000 euros
d'investissement
pour la régie
des eaux de Martigues
Le montant a été voté
lors du dernier conseil de territoire du Pays de Martigues.
Plus de 900 000 euros
vont être déboursés jusqu'en 2024 pour remplacer l'ensemble des véhicules de la
régie des eaux et d'assainissement.
Dans le détail, 660 000
euros serviront à remplacer les bennes et autres véhicules roulants de
l'assainissement et 246 000 euros seront nécessaires pour renouveler le matériel
roulant et le parc informatique de la régie des eaux.
Rappelons qu'il y a
quelques mois, la régie des eaux du Pays de Martigues avait fait l'objet d'une
cyberattaque bloquant l'accès aux ordinateurs et aux documents.
Ecoutez les explications de Gérard Frau, 1er vice-président du
conseil de territoire du Pays de Martigues.
VITE LU
Poste de
Lavéra:
la lutte
continue
Ils ne
lâchent pas l’affaire. Depuis plusieurs mois, par la voix
du comité de vigilance
postale, ils dénoncent la dégradation du service public que ce soit dans les
bureaux ou à la distribution du courrier dans le quartier de Lavéra. Ils sont
vent debout, parce que "le bureau de Lavéra, ouvert le matin,
s’entête à refuser les instances sur place, transférées sur le
bureau de Jonquières (paquets et lettres, envoi d’argent…), pouvant
ainsi justifier une baisse de trafic", gronde Francis
Fournier, membre actif du
collectif. Pour eux, c’est une "menace à la fermeture", dénonçant aussi
que "le bureau de La Couronne n’est plus ouvert tous les jours
et cela augmente l’affluence dans les bureaux restants et oblige
les usagers à se déplacer toujours plus loin".
Une nouvelle action est annoncée avec un
rassemblement vendredi à 11h devant la Poste de Lavéra "pour que
La Poste continue et améliore ses missions en répondant aux besoins des
Martégaux".
Conseil
municipal.
Le
conseil municipal se réunit, sans public, vendredi 19 février à17h45, à la
salle du conseil de l’hôtel de ville. 18 points sont à l’ordre du jour. Séance
retransmise en direct
sur le site de la ville.
Poste restante
Depuis une ou deux semaines, des habitants des
Laurons s’étonnent de l’irrégularité de l’activité de La Poste.
Ces habitants-là sont abonnés à des journaux
d’information générale ou à des revues qui se battent pour garder leur
indépendance. Outre les rares grèves des Messageries parisiennes qui
distribuent les vecteurs de la presse professionnelle, l’absence de courriers
dans les boîtes des habitants et assujettis fiscaux des Laurons est une preuve
par neuf de l’inactivité de nos facteurs.
Certains de nos voisins ont écrit ces deux ou
trois dernières années au receveur principal de La Poste de Martigues qui leur
répond toujours en s’excusant de cette carence qui ne devrait pas se prolonger…
Outre les CIQ des Martigues, la station
régionale France 3 a été saisie de ces manquements.
"Suspension des
nouveaux rendez-vous
jusqu’à nouvel ordre"
Ce n’est pas un secret,
les centres de vaccination sont face à une pénurie de vaccins. Le centre de
Martigues (dans l’ex-dialyse aux Rayettes) doit faire face à une forte
détérioration de ses capacités vaccinales. Outre le fait d’être passé d’un plan
à 300 doses par semaine à 180 (La Provence du 27 janvier et hier), "nous
devons faire face à une annulation ou un décalage de la livraison vaccinale
dans des délais, précise le président de la CPTS Gérard Eddi. Il est impossible
de prévoir dans la mesure où l’information est délivrée la veille pour le
lendemain".
Par
conséquent, le centre est "contraint à des fermetures partielles et les
modifications des rendez-vous existants." Une vision "au fur et à
mesure des données qui arrivent de l’ARS". "Cela nous oblige à
interrompre l’inscription de nouveaux rendez-vous car nous sommes déjà à
plusieurs mois dans les demandes, précise la CPTS, espérant des jours meilleurs
"avec l’accroissement
des capacités de
production et l’arrivée de nouveaux vaccins".
Le maire
Gaby Charroux a réaffirmé sa volonté de mettre la
logistique pour un plus grand centre dans un
gymnase dès qu’une vaccination de masse sera possible
IL SUSCITE L’INTÉRÊT DES
EUROPÉENS
Spoutnik V, l’autre recours
Doses du vaccin russe
Spoutnik V.
Après
avoir suscité le scepticisme, le vaccin russe Spoutnik V suscite l’intérêt
croissant des Européens à la peine dans leurs campagnes de vaccination, mais il
devra franchir plusieurs obstacles pour obtenir le feu vert de Bruxelles.
Le fonds souverain russe qui développe le Spoutnik V avait indiqué le 20 janvier avoir déposé une demande d’enregistrement auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA), disant s’attendre à un premier examen de son dossier "en février".
L’avis
de l’EMA est indispensable avant une autorisation de mise sur le marché, délivrée
par la Commission européenne et couvrant les Vingt-Sept. Le régulateur européen
a précisé que les développeurs russes n’ont pour l’heure soumis qu'"une
demande d’avis scientifique" et que le Spoutnik V ne fait pas
l’objet d’une procédure d’examen en continu des données, étape facilitant une demande
d’autorisation.
Une réunion
a été organisée le 19 janvier avec le fabricant russe, selon l’EMA. L’ensemble de
la procédure peut prendre de plusieurs semaines à plusieurs mois: le vaccin
d’Astra Zeneca avait été le premier en octobre à bénéficier d’un examen en
continu, avant une demande formelle d’autorisation début janvier et un feu vert
fin janvier.
Les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna avaient été approuvés plus rapidement, l’agence ayant moins de questions sur les données. Berlin a proposé l’aide de l’institut fédéral allemand Paul-Ehrlich, chargé des réglementations pharmaceutiques, pour assister la Russie dans sa demande à l’EMA.
Un
contrat avec l’UE ?
La Commission européenne a conclu six contrats avec des fabricants de vaccins anti-Covid et négocie avec deux autres, mais pas avec le producteur du vaccin russe, faute d’avoir eu accès à des données cliniques sur son efficacité. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est montrée ouverte mardi à un accès des vaccins chinois et russe au marché européen, à condition qu’ils démontrent une transparence totale et se soumettent à l’évaluation de l’EMA. Mais jusqu’à présent, il n’y "pas de contact" entre l’exécutif européen et le développeur de Spoutnik V. La chancelière allemande. Angela Merkel a dit être prête à une utilisation du vaccin russe en Europe après une autorisation de l’EMA. Paris a observé qu’il n’existait "aucun obstacle".
Covid-19: les pharmaciens
vont pouvoir vacciner
Seul le vaccin d’Astra-Zeneca,
plus facile à conserver, est pour l’heure concerné
C’est une
bonne nouvelle pour les millions de Français qui passent actuellement des
heures à chercher, en vain, un rendez-vous pour se faire vacciner contre le
Covid- 19. Prochainement, il suffira de se rendre dans sa pharmacie
de quartier pour recevoir son injection. C’est ce que recommande désormais la Haute Autorité de Santé (HAS), dans un avis publié ce mardi. "Pour simplifier le plus possible l’accès à la vaccination", la HAS se prononce en faveur d’"un élargissementdes compétences vaccinales pour certains professionnels de santé, afin de multiplier
les lieux de vaccination". Ainsi, en plus des médecins et des
infirmiers, les sages-femmes ainsi que les pharmaciens vont être appelés à
participer à la campagne vaccinale.
Le
gouvernement, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, a déjà
déclaré lundi qu’il était
favorable à cette mesure.
Cette
décision fait suite à l’autorisation en France du vaccin d’Astra-Zeneca (pour les moins de 65 ans) qui
présente l’avantage de se conserver beaucoup
plus facilement que ses concurrents: jusqu’à 30 jours
entre 2 et 8 °C (contre -70°C pour le vaccin Pfizer/BioNTech, -20°C pour
Moderna), et 48h après la première
injection prélevée.
Un
flacon contient dix doses, à utiliser sous six heures. "Cette facilité
de stockage et de conservation rend son utilisation possible en
ambulatoire", estime-la
HAS. Qui accède ainsi à
une demande formulée depuis plusieurs semaines par les pharmaciens.
Le 11
janvier dernier, dans une tribune très virulente, Stéphane
Pichon, le président de l’Ordre
des pharmaciens Paca- Corse appelait l’État à mobiliser "l’armée des pharmaciens
«pour mener cette nouvelle bataille contre l’épidémie. Hier, il se
déclarait "très satisfait" de cette annonce de la HAS, même
si les autorités de santé
doivent encore la mettre en œuvre. D’après Stéphane Pichon, les 21 000
pharmacies réparties sur le territoire national, dont 2000 en Paca, sont d’ores
et déjà prêtes à se mobiliser. "Organiser la vaccination en
pharmacie n’est pas plus compliqué que de créer des centres de
vaccination
dans les
mairies! Nous sommes 50 000 professionnels du médicament, nous utilisons depuis
toujours des enceintes réfrigérées pour des tas de produits de
santé,
il n’y a pas en France de commune de plus de 2 500 habitants qui ne possède pas
une pharmacie, premier lieu d’accès au soin",
souligne-t-il. Et de rappeler que "les pharmaciens réalisent déjà 85% des tests antigéniques", et qu’ils viennent de
pratiquer en un temps record plus de 5 millions de vaccins contre
la grippe. Un acte vaccinal facturé 6,30 euros. "Et
une traçabilité assurée pour une sécurité absolue du suivi du vaccin". Quant
à la logistique d’approvisionnement,
"il
y a en France 530 grossistes répartiteurs, qui livrent des médicaments
deux
fois par jour jusqu’au fin fond du plateau du Larzac". Et le
président de
l’Ordre va plus loin : "Ces grossistes pouvant conserver les vaccins aux températures de -80° ou -20°, il serait tout à fait possible d’injecter les vaccins Pfizer ou Moderna en officine. Il suffirait que le pharmacien prenne ses rendez-vous pour la semaine et passe commande". Dans une fourchette de 10 vaccinés par pharmacie, "cela ferait 200 000 vaccinations par jour" calcule- t-il.
Pour
l’heure toutefois, seul le vaccin d’Astra Zeneca est concerné par cet
élargissement de la campagne aux officines.
Encore
faut-il que les doses soient disponibles…
Sophie MANELLI