Tout comprendre aux élections
municipales 2026
Votre commune :
- Martigues (Bouches-du-Rhône,
13)
- 48 298
habitants (2026)
- 43
conseillers municipaux
- 5 conseillers
métropolitains
Votre intercommunalité :
- Métropole
d’Aix-Marseille-Provence
- 92 communes
- 1,1 million
d’habitants (2026)
- 243 conseillers métropolitains
1. Pour quoi vote-t-on ?
On résume souvent l’élection municipale au choix du maire. Mais ce scrutin permet en fait d’élire une multitude d’élus locaux, qui siègent dans deux conseils distincts :
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https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/01/25/le-petit-guide-pour-tout-comprendre-aux-elections-municipales-2026_6664061_4355770.html#commune=13056
Le choix des candidats
Vous ne pouvez pas voter pour n’importe qui : il faut choisir parmi les personnes qui se sont officiellement portées candidates.
A quelques détails près, les conditions pour se présenter sont les mêmes que pour voter – être majeur, français ou citoyen européen, inscrit sur les listes électorales et justifier d’une attache avec la commune.
L’élection est toutefois interdite aux personnes qui sont condamnées à de l’inéligibilité ou qui occupent certaines fonctions (employés municipaux, magistrats...). Enfin, les candidatures doivent impérativement être déposées à la préfecture avant le 26 février 2026 pour être valides.
Les candidats peuvent être soutenus ou investis par des partis politiques, mais ils restent indépendants : ils pourront faire ce qu’ils veulent de leur mandat une fois élus.
Les candidats ne peuvent pas se présenter seuls : ils doivent impérativement figurer sur une liste composée de 43 noms, autant qu’il y a de conseillers municipaux à élire. Plus un nom est haut dans la liste, plus il a de chances d’être élu.
Toutes les listes doivent être paritaires, avec une stricte alternance des femmes et des hommes.
Le bulletin de vote comprend aussi une deuxième liste qui précise quels conseillers municipaux devraient siéger au conseil métropolitain – dans la pratique, c’est souvent la même liste, en plus court.
Dans les grandes communes comme Martigues (au-delà de 3 500 habitants), les listes ont une « nuance politique » : la préfecture les classe dans l’une des 23 catégories officielles (centriste, socialiste, divers droite, extrême droite, etc.). Cette nuance vient compléter l'étiquette partisane que les listes peuvent, par ailleurs, revendiquer (ou pas).
Il n’y a ni plancher ni plafond au nombre de listes qui peuvent se présenter.
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Le premier tour (15 mars)
Pour ce premier tour de scrutin, vous votez pour l’une des listes en compétition. Chacune doit comporter 43 noms pour autant de places. A la fin de la journée de vote, on calcule le nombre de voix obtenues par chaque liste.
- Si une liste obtient la majorité absolue à l’issue du premier tour, elle est déclarée gagnante. Les sièges de conseillers municipaux sont alors répartis proportionnellement entre les listes qui ont récolté au moins 5 % des voix, avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. Les candidats les mieux placés sur les listes sont élus en premier.
- Si aucune liste ne remporte la majorité absolue, on organise un second tour avec toutes les listes qui ont recueilli au moins 10 % des voix et souhaitent se maintenir.
Pendant l’entre-deux-tours, toutes les listes qui ont obtenu plus de 5 % peuvent négocier des alliances et fusionner avec une liste qualifiée, pour y placer certains de leurs candidats.
Au second tour, certaines listes peuvent donc avoir un nom et des candidats différents du premier tour.
En revanche, toutes les listes sous la barre des 5 % au premier tour ne peuvent se maintenir au second tour et sont éliminées. Le second tour (22 mars)
Dans les communes où c’est nécessaire, les électeurs reviendront donc aux urnes et choisiront parmi les listes encore en lice.
A la fin de la journée de vote, on calcule le nombre de voix obtenues par chaque liste.
- Les listes qui récoltent moins de 5 % des voix sont éliminées.
- Les autres se répartissent les sièges de conseillers municipaux proportionnellement à leur score, avec une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête.
Les candidats les mieux placés sur les listes sont élus en premier.
L’élection du maire et des adjoints (27-29 mars)
Une fois les conseillers municipaux élus, il est temps de choisir parmi eux l’équipe qui va gérer la commune au cours des six prochaines années : le maire et ses adjoints.
Ce vote à bulletin secret a lieu lors de la première séance du conseil municipal, qui se déroule entre le vendredi et le dimanche suivant le second tour – donc entre le 27 et le 29 mars.
Théoriquement, n’importe qui peut se présenter pour devenir maire ou adjoint. Dans les faits, comme la majorité municipale contrôle plus de la moitié des sièges, elle se met souvent d’accord en avance pour se répartir les postes, et le vote n’est qu’une formalité.
Les premiers noms de la liste électorale sont généralement amenés à occuper les fonctions les plus importantes – le fauteuil de maire étant généralement dévolu à la tête de liste –, mais ce n’est pas automatique.
Les incompatibilités électorales
Certains conseillers municipaux n’ont pas le droit de devenir maire ou adjoint :
- les ressortissants d’un autre pays de l’Union européenne (mais ils peuvent être conseillers) ;
- les personnalités politiques qui ont déjà un mandat national.
L’usage veut que les ministres en exercice n’occupent pas non plus ces fonctions, même si rien ne l’interdit dans la loi et que cette règle s'est assouplie ces dernières années. Enfin, le poste de maire est inaccessible aux présidents de département ou de région.
L’élection du conseil métropolitain (15 et 22 mars)
Revenons un instant en arrière. Comme nous l’avons expliqué, les élections municipales permettent aussi d’élire les représentants de votre commune dans le conseil métropolitain de Métropole d’Aix-Marseille-Provence.
En effet, l’équipe du conseil métropolitain n’est pas élue directement : ses élus sont « piochés » dans les conseils municipaux des 92 communes pour exercer ce deuxième mandat en parallèle.
Les sièges sont partagés entre les communes en fonction de leur population – avec au minimum un siège, et jamais plus de la moitié des sièges pour une même commune.
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