1 Le CIEL et bien Bleu, et pourtant respirer peut Tuer.
C’est Vrai.
Dans notre belle région, le ciel est presque toujours bleu, la mer aussi et les pins d’Alep sont toujours bien verts, les collines sont superbes malgré les incendies ravageurs.
Alors qu’est-ce qui ne va pas ?
De quoi se plaint-on ?
De ce ciel bleu justement, car il est malade et même de plus en plus malade, avec des hauts et des bas en fonction du mistral.
Mais qu’a-t-il donc ce ciel bleu ?
Il a l’air bien ! Oui, il a l’air, mais il n’a que l’air.
En réalité, il cache sa maladie. Une maladie sournoise qui tue lentement. Le ciel bleu, lui-même s’il a quelquefois du mal à respirer bleu, ne disparaîtra pas. Mais il nous intoxique Pourquoi ? Parce que nos usines, nos voitures, nos camions, nos avions, crachent sans arrêt et de plus en plus une quinzaine de cochonneries que ce beau ciel ne digère plus
Et où vont-elles ces conneries ? Dans nos poumons pour l’essentiel, créant des désordres dans nos corps, désordres, allant des gênes respiratoires, des yeux qui piquent à des complications beaucoup plus sérieuses (Cancers, Malformations chez les nouveau-nés).
Ah ! Vous ne savez pas ? Notre région est une double championne : - Championne pour la quantité de ces cochonneries rejetées dans l’air. -Championne pour la variété de ces cochonneries.
2 Quelles sont les différentes sortes de pollutions.
Elles sont nombreuses :
Notre région est malheureusement un des plus pollués de France. Donc un bon conseil : arrêtez de respirer cet Air invisible, mais pollué.
Pollutions physiques.
Pollutions chimiques.
Pollutions olfactives.
Pollutions sonores.
Pollutions Magnétiques.
Etc...
3 Notre région est-elle plus polluée que les autres ?
Oui, incontestablement de département des Bouches-du-Rhône est un des plus pollués de France et notre Côte Bleue (suivant les vents) en particulier. Et ça ne va pas s’arranger.
Pourquoi nous sommes arrivés là ?
SO2, dioxyde de soude,
PS, particules fines,
NO, monoxyde d’azote,
O3, ozone,
COV composés organiques volatils,
NO2, dioxyde d’azote,
Métaux lourds toxiques,
CO monoxyde de carbone, C
O2, Dioxyde de carbone,
HCL acide chlorhydrique,
HAP Hydrocarbures aromatiques polycycliques,
Benzène,
CVM Chlorure de vinyle monomère,
Dioxine.
Faites votre choix ! impressionnant, non ? pour savoir ce qu’il se passe lorsque vous avalez ces substances, lisez la suite…..
5 Qu’est-ce les Particules et les Poussières ?
Les particules proviennent des fumées noires, de gaz, de suies sortant des cheminées d’usines, de chaudières, de chauffages, des incinérateurs, des moteurs diesels….
Plus elles sont fines, plus elles sont dangereuses, car elles pénètrent profondément dans nos poumons et s’y installent pour toujours.
Elles réduisent nos capacités respiratoires, provoquent la toux et peuvent conduire à l’asthme.
Les particules constituent aussi une grande famille.
Certaines sont cancérigènes.
Si vous constatez une fine poussière noire sur vos vitres, vos murs, votre pare-brise, c’est qu’il y a des particules dans l’air et donc aussi dans vos poumons. Dans le club des particules, il faut ajouter les métaux toxiques dits « métaux lourds », c'est-à-dire le plomb, le mercure, l’arsenic, le cadmium, ….
6 Que sont les Dioxines
À chaque fois qu’il y a combustion en présence d’oxygène, de carbone, de chlore et d’hydrogène, il y a production de dioxine.
Et où trouve-t-on ce genre de combustion ?
Dans les incinérateurs d’ordures ménagères, dans la sidérurgie, la métallurgie, les cimenteries.
Les dioxines ont la particularité de rester actives très longtemps.
Elles se répandent sur l’herbe, les fruits, les légumes, autant de choses que l’on retrouve un jour ou l’autre dans notre assiette.
Les dioxines sont loin d’être des produits anodins.
Certaines sont cancérigènes et provoquent toutes sortes de troubles dont l’altération de notre système immunitaire, ce qui ouvre la porte à tous les ennuis. Au Vietnam, 30 ans après l’épandage de dioxine, les bébés de 3° génération naissent souvent avec un bras ou une jambe en moins, et surtout avec un cerveau inexistant !
La dioxine, c’est l’horreur !
7 Qu’est-ce que les COV (Composés Organiques Volatils) Les COV constituent une famille nombreuse de polluants très divers et très dévastateurs.
Les COV proviennent de trois sources principales :
-L’évaporation des hydrocarbures, par exemple, quand vous faites le plein à la pompe, vous respirez des COV.
Dans les raffineries dans lesquelles les canalisations se mesurent au kilomètre et les joints par dizaines de milliers, vous vous doutez bien que les fuites sont réellement nombreuses. S’il y a fuites, il y a évaporation, donc COV.
- La combustion incomplète des combustibles dans de nombreux fours de la région.
-Les Solvants de toute sorte que l’on retrouve dans les peintures, les produits de nettoyage, etc. Les COV jouent un rôle vraiment actif dans la formation de l’ozone à basse altitude.
En haute altitude, ils ne restent pas inactifs et contribuent vaillamment à l’effet de serre. Sur notre santé, les conséquences sont à la carte et vont de la simple irritation du nez au… cancer.
Rien d’étonnant à cela quand on sait que dans les COV, il faut compter les benzènes, le toluène, le xylène, qui sont tous des polluants toxiques pour les cellules sanguines et la moelle osseuse qui produit justement ces cellules, d’où la leucémie. Il faut aussi compter avec les CVM (chlorure de vinyle monomère) émis par les usines fabriquant des plastiques. Le CVM, lui, s’attaque plutôt à votre foie, votre rate et vos poumons.
Rien que ça ! Prenez garde !
8 Qu’est-ce que le O3 - l’OZONE ?
Si l’on additionne les oxydes d’azote (NOX), les COV (composés organiques volatils), les oxydes de carbone (CO- CO2), et que le soleil s’installe comme c’est souvent le cas dans notre région, les ultraviolets transforment tous ces polluants en un gaz appelé ozone (O3).
L’ozone est indispensable à haute altitude (ente 10 et 60 Km) car il protège la terre des ultraviolets du soleil, mais il est attaqué par des polluants qui montent là-haut, d'où le fameux trou d’ozone. À basse altitude, c’est une autre histoire, effectivement ce gaz est très agressif, provoque la toux, l’inconfort thoracique, l’essoufflement, l’irritation nasale, oculaire et de la gorge. Particularité de ce gaz : les polluants peuvent être émis au bord de l’étang de Berre et l’ozone peut se manifester à 100 ou 150 Km de là selon les vents et l’ensoleillement.
Enfin, si cela peut vous rassurer, sachez que le seuil de protection de la santé défini par l’OMS est dépassé un jour sur deux en été et que la situation s’aggrave dangereusement.
9 Qu’est-ce que le CO ? (oxyde de carbone)
À chaque fois que vous lancez votre voiture ou votre camion, vous devenez un producteur de monoxyde de carbone.
Mais la combustion incomplète de carburants, de gaz, de charbon, de fioul, de bois, produit aussi du CO. Ce gaz est dangereux, car il est incolore, inodore et inflammable.
Les problèmes interviennent souvent dans les maisons ou les appartements chauffés avec des poêles poussifs fonctionnant au charbon ou au gaz. Premier symptôme : les maux de tête, suivis de nausées et de vomissements.
L’oxyde de carbone a la particularité de se fixer sur l’hémoglobine du sang à la place de l’oxygène. Le CO a encore une autre corde à son arc : au contact de l’air, il se transforme en CO2 (dioxyde de carbone).
10 Qu’est-ce que le NO2 ? (dioxyde d’azote)
Le monoxyde d'azote (NO) provient des avions, des pots d’échappement, des camions et des voitures, des centrales thermiques, de la sidérurgie, des cimenteries.
Le NO se transforme en NO2 (dioxyde d’azote) au contact de l’air.
Le NO2 est un gaz toxique, irritant, corrosif. Il attaque gravement les bronches. Comme son cousin le SO2, le dioxyde d’azote provoque des pluies acides et contribue à la formation de l’ozone.
Encore un régal pour nos poumons !
Nous devons cette situation aux décisions hasardeuses prises depuis plus d’un demi siècle par des leaders successifs ; décisions qui ont concentré dans une micro région une grande quantité d’industries parmi les plus polluantes dont plusieurs sont classées SEVESO.
Pouvait-on agir avec plus de discernement ?
Certainement !
A-t-on fait le constat de cet échec ? Non !
A-t-on rectifié le tir ? Non !
En outre, toutes ces industries, toutes ces carrières, le port, l’aéroport, jettent sur les routes chaque jour des milliers de camions.
Il faut ajouter à ce tableau l’accroissement de la population, donc du nombre de voitures.
Enfin, il faut se souvenir que nous sommes sous le vent de tout le nucléaire de la vallée du Rhône et de Cadarache aussi.
Bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge ! il va nous falloir une bonne santé et beaucoup de chance pour tenir le coup, mais qu’en sera-t-il pour nos petits enfants ? De récentes implantations projetées dans une région déjà très polluée prouvent que nos décideurs n’ont pas pris en compte le vivant (l’humain, l’écosystème, etc.)
4 Quels sont les principaux polluants que nous respirons ?
Il en existe une petite quinzaine.
C’est beaucoup trop.
Leur dangerosité est très variable. Certains sont très nocifs à faible dose. Certes, l’État impose des normes, l’Europe en recommande. Sont elles respectées ? Pas sûr ! De toute façon, respirer l’addition de 14 polluants aux normes, ne peut être très bon pour notre santé. Voici ces polluants :
11 Qu’est-ce que le SO2 ? (dioxyde de soufre)
À chaque fois que l’on brûle du charbon, du fioul ou gazole, on produit du SO2 (dioxyde de soufre) ; c’est-à-dire que nous en produisons 365 jours par an. Toutes les usines, les centrales thermiques, les chaudières de chauffages individuels ou collectifs, les moteurs diesel utilisant ces combustibles crachent du SO2.
Le SO2 irrite les yeux, les muqueuses, la peau, les voies respiratoires. Rejeté dans l’air, le SO2 devient de l’acide sulfurique (SO4H2) qui attaque les arbres et la pierre des monuments et des maisons. Comment voulez-vous que nos poumons résistent à de l’acide sulfurique?
Ceci n’empêche pas les 11 principales usines des Bouches-du-Rhône d’en rejeter 73 à 74 000 tonnes par an ! Et ça ne diminue pas.
Les normes officielles sont souvent dépassées.
Respirer peut tuer.
12 Quels sont les polluants les PLUS DANGEREUX ?
Ils sont tous dangereux.
De plus, on ne sait pas du tout sur chacun de ces polluants.
Quelles sont toutes les conséquences sur la Santé ?. On ne risque pas de le savoir, puisqu’on refuse de se poser les vraies questions.
Il faut savoir aussi que ces polluants se croisent entre eux, se transforment (par exemple pour donner l’ozone).
Bref, c'est un réel panier de crabes chimique et physique qui se déroule autour de nous, et hélas dans nos poumons!
Imaginons que toutes les normes officielles soient respectées, ce qui n’est pas du tout le cas. Nous respirons donc un air à des normes fixées arbitrairement. Malheureusement, avec 14 polluants différents, nous avions 14 doses aux normes! Réjouissant, non?
13 Qu’elles sont les ZONES les plus touchées
Celles se trouvant sous le vent des émissions polluantes et celles situées à proximité immédiate de la source. Les vents dominants sont, bien sûr, le Mistral (nord/sud) et la tramontane (ouest/est). Ces deux vents soufflent souvent ensemble. Ce sont alors les côtes sud et sud-est de l’étang de Berre qui sont touchées et particulièrement Martigues sud, Sausset les Pins. Le pourtour de l’étang de Berre trinque évidemment. Soyez sans crainte : il y en a pour tout le monde ! l’absence de vent est la pire des situations, car nous sommes tous dans le chaudron.
14 Les pics de pollution sont-ils les plus DANGEREUX ?
Selon une étude menée par l’observatoire de la santé de Martigues.
Une politique qui se limiterait à éviter les épisodes de pollution ou à ne prendre des mesures qu’à cette occasion n’aurait qu’un impact négligeable en termes de santé publique. Cette étude montre que la pollution atmosphérique à un impact sanitaire sur la population, même à des niveaux de pollution modérés, fréquemment situés en dessous des normes réglementaires.
Une baisse globale des niveaux de pollution de 25 % permettrait de diminuer le nombre de cas attribuables à la pollution atmosphérique de :
30 % pour les décès anticipés.
- 27,5 % pour les entrées hospitalières pour motifs cardio-vasculaires.
- 83 % pour les entrées hospitalières pour motifs respiratoires. On ne peut être plus clair!
Médiatiser les pics de pollutions est une chose, mais l’essentiel n’est pas là. La pollution quotidienne, même à faible dose, est la plus sournoise et la plus dangereuse.
15 Les polluants rejetés restent-ils sur place ?
Pas du tout. Ils se dispersent et voyagent au gré des vents.
C’est ainsi que notre région est une grande exportatrice de pollution vers les Alpes de Hautes Provence.
Plus haut, c’est la pollution de Turin qui prend le relais. Le Lubéron où le ciel est souvent bleu, là aussi, l’ozone est présent.
Il y en a pour tout le monde et c’est gratuit. Il ne faut surtout pas croire que seuls les gens vivant à l’ombre d’une cheminée d’usine souffrent de la pollution.
On peut habiter loin des usines et des autoroutes et respirer tout autant de TOXIQUES.
16 Pourquoi a-t-on du mal à y voir clair?
Parce que la transparence n’existe pas ou peu dans ce domaine.
Sachez qu’il est toujours impossible de se procurer la trajectoire des nuages de Tchernobyl!
Ce mensonge d’État!
On ne peut pas attendre des industriels qu’ils expliquent clairement ce qu’ils font ou ne font pas pour polluer moins.
Encore que certains commencent à le faire.
Dénoncer une usine trop polluante, c'est aller au devant du chantage à l’emploi !
Imposer un combustible plus propre à une entreprise est presque impossible. Celui-ci coûterait plus cher et réduirait leurs profits.
Bien des communes sont réticentes à parler pollution pour ne pas fâcher les dirigeants d’usines contribuable professionnelles dont elles ont grand besoin. Enfin comment demander aux organismes chargés de promouvoir le tourisme de dire autre chose que tout va bien, que l’air est bon!
Certes, tout cela est grave, mais il y a plus grave encore, car la majorité de la population ne se préoccupe pas de ce problème et chacun continue de respirer les 10 à 15 m³ d’air pollué par jour avec le sourire.
L’opinion, actuellement, est plus sensible à ce qu’il y a dans l’assiette qu’à ce qu'elle respire.
Et pourtant…..
17 Et si le MISTRAL s’arrêtait?
Fort heureusement, nous n’en sommes pas là. Les différents vents installés sur notre planète semblent bien accrochés même s’ils varient en fréquence, en durée et en puissance.
Toutefois, étant donné tout ce que nous rejetons dans l’atmosphère, étant donné que nos rejets s’accroissent à vive allure, il parait probable qu’il finira par se passer quelque chose.
Mais quoi ? Pour l’instant les scientifiques attirent ou tentent d’attirer l’attention des grands de ce monde sur les méfaits de ces rejets et de ces conséquences (santé, allergie, fonte des glaciers, …) sans grand succès d’ailleurs.
Pour l’instant, ils ne parlent pas des vents et c’est heureux, car une belle journée d’été bien ensoleillée, mais sans Mistral, est une catastrophe pour notre Santé. Cela arrive déjà un jour sur deux.
Nous ignorons tout des intentions du Mistral, mais nous n’ignorons pas les conséquences du risque de sa disparition.
Que se passerait-il si le Mistral s’arrêtait?
Notre région deviendrait si invivable qu’il faudrait arrêter de respirer. Pas très pratique !
Donc, nous continuerons à respirer, faute de mieux, et nous remplirons les salles d’attente des médecins, des hôpitaux, etc...
Quel serait le business le plus rentable ? Les pompes funèbres !
Ceci est une pure fiction, mais nous aide à réfléchir et à poser la question essentielle : comment se fait-il que l’on ait implanté dans une région si petite autant de sources polluantes, à tel point que l’on ne pourrait plus y vivre sans Mistral ? (Ces dernières années, nous remarquons qu’il y a moins de Mistral ?) Et pourquoi continue-t-on?
18 Sommes-nous conscients des DANGERS?
Une petite minorité d’entre nous : oui.
Une grande majorité : non, pas du tout.
Quelques médecins pourtant martèlent que notre Santé est directement menacée par la pollution, que cette dernière provoque bien des maladies respiratoires, bien des cancers, bien des allergies.
Rien n’y fait. Nous gardons notre insouciance même si les yeux nous piquent un peu le matin ou que certains jours ça sent les œufs pourris.
A-t-on mené des études sérieuses sur les conséquences de la pollution dans les zones les plus touchées ? Non.
N’affolons pas le peuple !
Une petite enquête locale sur l’attitude de bon nombre de personnes pourrait se résumer ainsi : « chez moi, ça va ! Mais les voisins, ce qu'ils prennent ! ».
19 « Pollueur payeur » Est-ce bien Vrai ?
Pas du tout !
Les entreprises polluantes de la région entraînent évidemment des problèmes de Santé dans la population.
Paient-elles pour autant les notes des médecins, des hôpitaux, de la pharmacie ?
Pas du tout !
Alors qui paie les dégâts ?
La Sécu assurément et les malades.
Questions : est-il normal que ce soit la Sécu qui paye les dégâts occasionnés par des entreprises.
Celui qui ne veut pas répondre dira que c’est une bonne question.
Mais il n’y a pas de bonne solution à ce problème, sauf UNE : Polluer Moins.
20 Les Autorités de l’état se soucient-elles de notre santé ?
Pour l’instant, non ou trop peu.
Nous sommes dans une région la plus polluée de France et tout ce que l’on trouve à faire consiste à prévenir les gens. Mais, surtout sans les affoler, que l’ozone est là, qu’il faut réduire la vitesse, éviter les efforts physiques, être attentif aux enfants et aux personnes âgées.
Si les décideurs politiques et l’État se souciaient de notre santé, comment se fait-il que personne n’ait eu l’idée de procéder à un constat des conséquences de la pollution ?
Par la même occasion, nous pourrions chiffrer le coût de cette pollution pour la sécu.
Eh bien, non. Personne n’y a pensé.
Si quelqu'un y a pensé, il s’est dit qu’il ne fallait notamment pas soulever ce lièvre beaucoup trop dangereux sous peine de mise au placard ou en prison, comme cela s’est vu dans un pays proche.
Chez nous, c’est plutôt le placard.
Gare aux courageux qui prendraient le risque de s’aventurer dans une opération de vérité.
Le silence continu….
21 L’Économie est-elle en cause ?
Évidemment.
L’économie et la croissance sont directement responsables de la pollution, essentiellement le secteur de l’industriel, un peu moins le secteur agricole, et encore moins pour le secteur des services (secteur tertiaire).
Faut-il pour autant museler cette économie ? Stopper la croissance ? Sans doute pas, car personne ne veut remplacer sa voiture par un âne, personne ne veut s’éclairer à la bougie, personne ne veut retourner au lavoir avec son linge, … donc ne rêvons pas.
Il n’est toutefois pas exclu que si nous continuons à faire des bêtises, si nous continuons à malmener notre planète, voire à la massacrer, la question du blocage de la croissance industrielle puisse se poser dans 20 ans ou un siècle. Pour éviter d’en arriver à cette situation catastrophique, nous n’avons pas l’embarras du choix des solutions.
Il s’agit tout simplement de passer d’une économie irresponsable à l’américaine (polluons, on verra plus tard !) à une économie propre, sans dégâts.
C’est techniquement réalisable.
Le premier stade consiste à s’en soucier.
Ce n’est pas le cas pour l’instant.
21 L’Économie est-elle en cause ?
Évidemment.
L’économie et la croissance sont directement responsables de la pollution, particulièrement le secteur de l’industriel, un peu moins le secteur agricole, et encore moins pour le secteur des services (secteur tertiaire).
Faut-il pour autant museler cette économie ? Stopper la croissance ? Sans doute pas, car personne ne veut remplacer sa voiture par un âne, personne ne veut s’éclairer à la bougie, personne ne veut retourner au lavoir avec son linge, etc. donc ne rêvons pas.
Il n’est toutefois pas exclu que si nous continuons à faire des bêtises, si nous continuons à malmener notre planète, voire à la massacrer, la question du blocage de la croissance industrielle puisse se poser dans 20 ans ou un siècle. Pour éviter d’en arriver à cette situation catastrophique, nous n’avons pas l’embarras du choix des solutions.
Il s’agit tout simplement de passer d’une économie irresponsable à l’américaine (polluons, on verra plus tard!) à une économie propre, sans dégâts.
C’est techniquement réalisable.
Le premier stade consiste à s’en soucier.
Ce n’est pas le cas pour l’instant.
22 Quelles conséquences sur l’emploi ?
La réduction de la pollution réduirait-elle aussi l’emploi ? Certainement pas. Dans nos pays développés, l’emploi est surtout victime de la concurrence effrénée déclenchée par la mondialisation et les gains de productivité.
Fermer une usine tue l’emploi.
Réduire la pollution, non.
C’est même le contraire.
La réduction de la pollution entraîne toute une série de recherches et d’innovations destinées à capter les polluants issus de cheminées d’usines et des pots d’échappements des voitures.
On peut donc affirmer que réduction de la pollution et l’emploi : même combat. Un esprit cynique ajouterait que la pollution contribue largement à remplir les salles d’attente des médecins et des hôpitaux, et, chemin faisant, fait aussi plonger les comptes de la Sécu.
Certes, la lutte contre la pollution a un coût, mais. Il vaut mieux se rendre à l’évidence, il continuera de croître.
Même très élevé, ce coût sera inférieur à celui de notre Santé.
Un chiffre pour les sceptiques : la SOLLAC (Arcélor Mittal), gros pollueur local, a réduit son personnel de moitié en 20 ans.
23 Sommes-nous contre les USINES ? Non !
Mais nous sommes contre l’opacité des discours de leurs dirigeants dès qu’il s’agit de pollution.
Il est évident que les responsables des usines évitent de s’aventurer sur le terrain de la clarté qu’ils jugent dangereux. Ils préfèrent se limiter à un langage hermétique inaccessible au public. Cela veut dire en clair
– ou bien qu’ils ont quelque chose à cacher et que leurs efforts pour réduire la pollution sont nettement insuffisants.
– ou bien qu’ils ne sont pas capables d’expliquer clairement ce qu’ils ne font pas. Si c’est le cas, ce que nous ne croyons pas, ils doivent recruter un interprète !
Nous ne sommes pas contre les usines à condition qu’elles jouent la transparence. C'est le prix à payer pour établir des relations acceptables entre usines et population.
Nous n’en somme pas encore là, car les exemples de mauvaise foi sont trop nombreux pour que les pollueurs soient crédibles.
Allons Messieurs, encore un effort. De toute façon, il va falloir y venir !
Nous avons d’ailleurs entrepris une hiérarchie afin de distinguer les bons et les mauvais entrepreneurs dans le domaine de la pollution.
24 Y a-t-il des SOLUTIONS ?
Oui. Il y a des solutions. Très insuffisantes…
Quand elles n’existent pas, il faut les inventer. Le plus tôt sera le mieux. Il revient à chaque pollueur de faire ce qu’il faut pour limiter les dégâts. Par exemple :
- en équipant les cheminées de filtres adaptés (Pourquoi les raffineries de Seine-Maritime ont-elles des filtres de cheminées de niveau 5 et pas nous,)
- en ne brûlant plus des sous produits internes tellement mauvais qu’ils sont invendables, au profit de combustibles propres.
– et nous, simples particuliers, que pouvons-nous faire ? Nous continuons à polluer avec nos voitures et nos chauffages.
Côté voitures, nous pouvons éviter les grosses cylindrées, en particulier les 4×4 qui ne sont pas toujours indispensables et les diesels émetteurs de particules fines. Côté chauffage, il est surprenant que dans notre région ensoleillée, les utilisateurs de chauffe-eau et chauffages solaires soient si rares. Or les techniques sont au point.
Pourquoi n’y a-t-il pas obligation d’installer des capteurs solaires, au moins pour les édifices publics comme c’est le cas en Belgique, pays moins ensoleillé ?
Pourquoi n’y a-t-il pas de réelle incitation fiscale pour les particuliers ? Restent les camions.
Pourquoi y en a-t-il autant ? est-ce justifié ? n’y a-t-il pas là aussi quelque chose à faire ?
Bref, il est temps d’établir un plan régional de réductions de pollutions, source par source, et de fouiller partout où il y a quelques réductions à gratter, car la situation est grave.
25 Que faut-il faire ?
Il ne nous est pas venu à l’idée de demander la transformation des locaux d’Arcélor Mittal ou des raffineries en de vastes bergeries et de l’aéroport en pâturages.
Et tant pis pour les milliers de pets de moutons qui, eux, ne contiennent pas de dioxines. Par contre, nous demandons deux choses essentielles
: 1 Procéder à un constat des dégâts de cette pollution sur la santé des populations riveraines. Mais pas un constat pour nous endormir ! Un de plus ? pas un constat de type Tchernobyl dont nous n’avons que faire ! Un constat véritable où les associations de défense de l’environnement auront le pouvoir de décisions, et financé par les organismes qui ont pris la suite de ceux qui ont décidé d’implanter toutes ces usines. Ce constat implique, en autre, la réalisation d’une vraie enquête épidémiologique sur toute la population concernée.
Si les décideurs actuels refusent ce constat, cela voudra dire qu’ils ont très peur des résultats, de la vérité.
2 Établir un plan de réductions des pollutions, rigoureux, contraignant, connu de tous, contrôlable, suivi par tous. Ce plant établi usine par usine devra être exécuté quel qu’en soit le prix, car c’est notre santé qui est en jeu. En outre, les organismes chargés de surveiller la pollution seraient bien inspirés de faire preuve de pédagogie et d’expliquer beaucoup plus clairement les résultats au fil des mois et des années.
De leur côté, les différentes municipalités de la Cote-Bleue et du pourtour de l’Étang de Berre devraient s’interroger sur la nécessité de créer un service commun chargé de faire baisser la pollution avant que la population ne se rende compte de cette carence. En effet, il y a forcément incompatibilité entre l’image que les communes souhaitent donner de leurs territoires et le record national peu envieux des taux de pollution locale.
NB : Pour l’instant, il faut se rendre à l’évidence :
seules les Associations de défense de l’environnement disent, haut et clair, ce que les autorités et les pollueurs pensent tout bas.
Source d’information : Fédération ATMO Picardie Amiens / AIRFOBEP/ AIRMARAIX / DRIRE / Ligue des droits de l’Homme d’ISTRES.
PS : Ce document a été émis et distribué par l’association Patrimoine Cote-Bleue septembre 2005, où en sommes nous en 2019. La Santé des populations ?
POUR les NULS
La POLLUTION de l’AIR
de la Cote-Bleue et le
pourtour de l’Etang de Berre
en 25 Questions
Tout ce que vous devez savoir sur les pollutions, leurs origines, leurs conséquences et
sur la nécessité de les combattre..
Vous
respirez ? Alors lisez ?
1
Le CIEL et bien Bleu, et pourtant respirer peut Tuer.
C’estVrai. Dans notre belle région, le ciel est presque toujours bleu, la mer aussi et les pins d’Alep sont toujours bien verts, les collines sont superbes malgré les incendies ravageurs. Alors qu’est ce qui ne va pas ? De quoi se plaint-on ? De ce ciel bleu justement car il est malade et même de plus en plus malade, avec des hauts et des bas en fonction du mistral. Mais qu’a-t-il donc ce ciel bleu ? Il a l’air bien ! Oui, il a l’air mais il n’a que l’air. En réalité il cache sa maladie. Une maladie sournoise qui tue lentement. Le ciel bleu, lui-même s’il a quelquefois du mal à respirer bleu, ne disparaîtra pas. Mais il nous intoxique Pourquoi ? Parce que nos usines, nos voitures, nos camions,nos avions,crachent sans arrêt et de plus en plus une quinzaine de cochonneries que ce beau ciel ne digère plus Et où vont-elles ces conneries ? Dans nos poumons pour l’essentiel, créant des désordres dans nos corps,désordres, allant des gênes respiratoires, des yeux qui piquent à des complications beaucoup plus sérieuses ( Cancers,Malformations chez les nouveau-nés). Ah !Vous ne savez pas ? Notre région est une double championne : - Championne pour la quantité de ces cochonneries rejetées dans l’air. -Championne pour la variété de ces cochonneries. - Notre région est malheureusement une des plus polluée de France. Donc un bon conseil : arrêtez de respirer cet Air invisible mais pollué.
2
Quelles sont les difféentes sortes de pollutions
Elles
sont nombreuses : - Pollutions physiques.
– Pollutions chimiques. – Pollutions olfactives.
–
Pollutions sonores.
– Pollutions Magnétiques. – Etc…
3
Notre région est elle plus polluée que les autres ?
Oui,
incontestablement de département des
Bouches du Rhône est un des plus pollué de France et notre Côte Bleue( suivant
les vents) en particulier. Et ça ne va
pas s’arranger .
Pourquoi en sommes nous arrivés là ? Nous
devons cette situation aux décisions hasardeuses prises depuis plus d’un demi
siècle par des leaders successifs ; décisions qui ont concentré dans une
micro région une grande quantité d’industries parmi les plus polluantes dont
plusieurs sont classées SEVESO.
Pouvait on agir avec plus de discernement ?
Certainement !
A-t-on fait le constat de cet échec ? Non ! A-t-on
rectifié le tir ? Non ! En outre
toutes ces industries, toutes ces carrières, le port, l’aéroport, jettent sur les routes chaque jour des
milliers de camions.
Il faut
ajouter à ce tableau l’accroissement de la population, donc du nombre de
voitures. Enfin
il faut se souvenir que nous sommes sous le vent de tout le nucléaire de la
vallée du Rhône et de Cadarache aussi.
Bref , nous ne sommes pas sortis de
l’auberge ! il va nous falloir une bonne santé et beaucoup de chance pour
tenir le coup, mais qu’en sera-t-il pour nos petits enfants ? Les
implantations récentes et projetées dans une région déjà très polluée prouve
que nos décideurs n’ont pas pris en compte le vivant ( l’humain, l’écosystème,etc..)
4
Quels sont les principaux polluants que nous respirons ?
IL en existe une petite quinzaine.
C’est
beaucoup trop.
Leur dangerosié est très variable.Certains sont très nocifs à faible
dose. Certes l’Etat impose des normes,
l’Europe en recommande. Sont elles respectées ? Pas sûr ! De toute
façon respirer l’addition de 14 polluants aux normes, ne peut être très bon
pour notre santé.Voici ces polluants :
SO2 dioxyde de soude, PS
particules fines, NO monoxyde
d’azote, O3 ozone,
COV
composés organiques volatils, NO2 dioxyde d’azote, Métaux lourds toxiques, CO
monoxyde de carbone, CO2 Dioxyde de carbone,
HCL acide clhorhydrique, HAP
Hydrocarbures aromatiques polycycliques, Benzènes,
CVM Chlorure de vinyle monomère, Dioxine.
Faites votre choix ! impressionnant, non ? pour savoir
ce qu’il se passe lorsque vous avalez ces substance, lisez la suite…..
5
Qu’est-ce les Particules et les Poussières ?
Les
particules proviennent des fumées noires , de gaz, de suies sortant des cheminées
d’usines, de chaudières,de chauffages, des incinérateurs, des moteurs diesels….
Plus elles sont fines, plus elles sont dangereuses,car elles pénètrent
profondément dans nos poumons et s’y installent pour toujours. Elles
réduisent nos capacités respiratoires, provoquent
la toux et peuvent conduire à l’asthme. Les particules constituent aussi une grande
famille.
Certaines sont cancérigènes.
Si vous constatez une fine poussière noire sur vos vitres, vos murs,
votre pare-brise, c’est qu’il ya des particules dans l’air et donc aussi dans
vos poumons. Dans le club des des particules, il faut ajouter les métaux
toxiques dits « métaux lourds », c'est-à-dire le plomb, le mercure,
l’arsenic, le cadmium, etc….
6
Que sont les Dioxines
A chaque
fois qu’il y a combustion en présence d’oxygène, de carbone, de chlore et
d’hydrogène, il y a production de dioxine.
Et où trouve t’on ce genre de
combustion ?
Dans les incinérateurs d’ordures
ménagères, dans la sidérurgie, la métallurgie, les cimenteries. Les
dioxines ont la particularité de rester actives très longtemps.
Elles se répandent sur l’herbe, les fruits, les légumes, autant de
choses que l’on retrouve un jour ou l’autre dans notre assiette.
Les dioxines sont loin d’être des produits anodins. Certaines sont cancérigènes et provoquent tout
sortes de troubles dont l’altération de notre système immunitaire ce qui ouvre
la porte à tous les ennuis. Au Vietnam, 30 ans après l’épandage de dioxine, les
bébés de 3° génération naissent souvent avec un bras ou une jambe en moins,et
surtout avec un cerveau inexistant ! La dioxine, c’est l’horreur !
7
Qu’est-ce que les C.O.V
(Composés Organiques Volatils)
Les
C.O.V constituent une famille nombreuse de polluants très divers et
dévastateurs.
Les C.O.V proviennent de 3
sources principales :
-L’évaporation des hydrocarbures,
par exemple, quand vous faites le plein à la pompe, vous respirez des
C.O .V.
Dans les raffineries où les canalisations se mesurent au kilomètre et
les joints par dizaines de milliers,vous vous doutez bien que les fuites sont
très nombreuses. S’il y a fuites, il y a évaporation, donc C.O.V.
-
La combustion incomplète des combustibles dans de nombreux fours de la région. -Les Solvants de toute
sorte que l’on retouve dans les peintures, les produits de nettoyage, etc..Les
C.O.V. jouent un rôle très actifs dans la formation de l’OZONE à basse
altitude. En
haute altitude, ils ne restent pas inactifs et contribuent vaillament à l’effet
de serre. Sur notre santé, les conséquences sont à la carte et vont de la
simple irritation du nez au… cancer.
Rien d’étonnant à cela quand on sait que dans les C.O.V., il faut
compter les benzènes, le toluène, le xylène, qui sont tous des polluants
toxiques pour les cellules sanguines et la moelle osseuse qui produit justement
ces cellules, d’où la leucémie. Il
faut aussi compter avec les C.V.M (chlorure de vynile monomère) émis par par les
usines fafricant des plastiques. le C.V.M., lui, s’attaque plutôt à votre foie,
votre rate et vos poumons.
Rien que ça ! Prenez garde !
8
Qu’est-ce que le O3 - l’OZONE ?
Si
l’on additionne les oxydes d’azote (NOX), les C.O.V. (composés oganiques
volatils), les oxydes de carbone (CO- CO2), et que le soleil s’installe comme
c’est souvent le cas dans note région, les ultra violets transformesnt tous ces
polluants en un gaz appelé ozone (O3). L’ozone
est indispensable à haute altitude (ente 10 et 60 Km) car il protège la terre
des ultra violets du soleil, mais il est attaqué par des polluants qui montent
lentement là haut, d’où le fameux trou d’ozone.
A basse altitude , c’est une autrre histoire, car ce gaz est très agressif,
provoque la toux , l’inconfort thoracique , l’essoufflement,
l’irritation nasale, occulaire et de la
gorge.
Particularité de ce gaz : les polluants peuvent être émis au bord
de l’étang de Berre et l’ozone peut se manifester à 100 ou 150 Km de là selon
les vents et l’ensoleillement.
Enfin, si cela peut vous rassurer, sachez que le seuil de protection de
la santé défini par l’OMS est dépassé un
jour sur deux en été et que la situation s’aggrave dangereusement.
9
Qu’est-ce que le CO ?
(oxyde
de carbone)
A
chaque fois que vous démarrez votre voiture ou votre camion, vous devenez un
producteur de monoxyde de carbone. Mais
la combustion incomplète de carburants, de gaz,de charbon, de fioul, de bois,
produit aussi du CO. Ce gaz est dangereux car il est incolore, inodore et
inflammable.
Les poblèmes interviennent
souvent dans les maisons ou appartements chauffés avec des poèles poussifs
fonctionnant au charbon ou au gaz. Premier symptôme : les maux de tête,
suivis de nausées et de vomissements.
L’oxyde de carbone a la
particularité de se fixer sur l’hémoglobine du sang à la place de l’oxygène. Le
CO a encore une autre corde à son arc : au contact de l’air, il se
transforme en CO2 (dioxyde de carbone).
10
Qu’est-ce que le NO2 ?
(dioxyde
d’azote)
Le
monoxyde d ‘azote (NO) provient des avions, des pots d’échapement des camions
et des voitures, des centrales thermiques, de la sidérurgie, des cimenteries.
Le NO se transforme en NO2
(dioxyde d’azote) au contact de l’air. Le
NO2 est un gaz toxique, irritant, corrosif. Il attaque gravement les bronches.
Comme son cousin le SO2, le
dioxyde d’azote provoque des pluies acides et contribue à la formation de l’ozone.
Encore un régal pour nos poumons !
11
Qu’est-ce que le SO2?
( dioxyde de soufre)
A
chaque fois que l’on brûle du charbon, du fioul ou gasoil, on produit du SO2 (dioxyde
de soufre) ; c’est-à-dire que nous en produisons 365 jours par an.
Toutes les usines, les centrales thermiques, les chaudières de
chauffages individuels ou collectifs,les moteurs diesel utilisant ces
combustibles crachent du SO2. Le
SO2 irrite les yeux, les muqueuses, la peau, les voies respiratoires. Rejeté
dans l’air, le SO2 devient de l’acide sulfurique(SO4H2) qui attaque les arbres
et la pierre des monuments et des maisons. Comment voulez-vous que nos poumons
résistent à de l’acide sulfurique ?
Ceci
n’empêche pas les 11 principales usines des Bouches du Rhône d’en rejeter 73 à
74000 tonnes par an ! Et ça ne
diminue pas.
Les
normes officielles sont souvent dépassées.
Respirer peut tuer.
12
Quels sont les polluants les PLUS DANGEREUX ?
Ils
sont tous dangereux.
De plus, on ne sait pas du tout sur chacun de ces polluants.
Quelles sont toutes les conséquences sur la Santé?.On ne risque pas de
le savoir, puisqu’on refuse de se poser les vrais questions.
Il faut savoir aussi que ces
polluants se croisent entre eux,se transforment (par exemple pour donner
l’ozone).
Bref,c’est un vrai panier de
crabes chimique et physique qui se déroule autour de nous, et hélas dans nos
poumons !
Imaginons que toutes les normes
officielles soient respectées, ce qui n’est pas du tout le cas. Nous respirons
donc un air à des normes fixées
arbritairement . Malheureusement avec 14 polluants différents, nous avions
14 doses aux normes ! Réjouissant, non ?
13
Qu’elles sont les ZONES les plus touchées
Celles
se trouvant sous le vent des émissions polluantes et celles situées à proximité
immédiate de la source. Les vents dominants sont, bien sur, le Mistral
(nord/sud) et la tramontane (ouest/est).Ces deux vents soufflent souvent ensemble. C’est alors les
côtes sud et sud-est de l’étang de Berre qui sont touchées et particulièrement
Martigues sud, Sausset les Pins. Le pourtour
de l’étang de Berre trinque
évidemment. Soyez sans
crainte : il y en a pour tout le monde ! l’absence de vent est la
pire des situations, car nous sommes
tous dans le chaudron.
14
Les pics de pollution sont-ils les plus DANGEREUX ?
Selon
une étude menée par l’observatoire de le santé de Martigues. Une
politique qui se limiterait à éviter les épisodes de pollution ou à ne prendre
des mesures qu’à cette occasion n’aurait qu’un impact négligeable en terme de
santé publique.
Cette étude montre que la pollution
atmosphérique a un impact sanitaire sur la population, même à des niveaux de
pollution modérés, souvent situés en dessous des normes réglementaires. Une baisse globale des
niveaux de pollution de 25% permettrait de diminuer le nombre de cas attribuables
à la pollution atmosphérique de :
- 30% pour les décès anticipés.
- 27,5 % pour les entrées hospitalières pour
motifs cardio-vasculaires. - 83 % pour les entreées hospitalières pour
motifs respiratoires. On
ne peut être plus clair !
Médiatiser
les pics de pollutions est une chose, mais l’essentiel n’est pas là. La
pollution quotidienne, même à faible dose, est la plus sournoise et la plus
dangereuse.
15
Les polluants rejetés restent-ils sur place ?
Pas
du tout. Il se dispersent et voyagent au grè des vents. C’est
ansi que notre région est une grande exportatrice de pollution vers les Alpes
de Hautes Provence.
Plus haut,
c’est la pollution de Turin qui prend le relais. Le Lubéron où le ciel est
souvent bleu là aussi, l’ozone est présent.
Il
y en a pour tout le monde et c’est gratuit. Il ne faut surtout pas croire que
seuls les gens vivant à l’ombre d’une cheminée d’usine souffrent de la
pollution. On
peut habiter loin des usines et des autoroutes et respirer tout autant de
TOXIQUES.
16
Pourquoi a-t-on du mal à y voir clair ?
Parce
que la transparence n’existe pas ou peu dans ce domaine. Sachez
qu’il est toujours impossible de se procurer la trajectoire des nuages de
Thernobyl ! Ce mensonge d’Etat !
On ne peut pas attendre des
industriels qu’ils expliquent clairement ce qu’il font ou ne font pas pour
polluer moins. Encore
que certains commencent à le faire.
Dénoncer une usine trop polluante
c’est aller au devant du chantage à l’emploi ! Imposer un combustible
plus prope à une entreprise est presque impossible. Celui-ci coûterait plus
cher et réduirait leurs profits.
Bien des communes sont réticentes à parler
pollution pour ne pas fâcher les dirigeants d’usines payeurs de taxes
professionnelles dont elles ont grand besoin.
Enfin comment demander aux organismes chargés
de promouvoir le tourisme de dire autre chose que tout va bien, que l’air est
bon ! Certes,
tout cela est grave mais il y a plus grave encore, car la majorité de la
popoulation ne se préoccupe pas de ce problème et chacun continue de respirer
les 10 à 15 m3 d’air pollué par jour avec le sourire. L’opignon,
actuellement, est plus sensible à ce qu’il y a dans l’assiette qu’à ce quelle
respire. Et
pourtant…..
17
Et si le MISTRAL s’arrêtait ?
Fort
heusement, nous n’en sommes pas là. Les différents vents installés sur notre
planète semblent bien accrochés même s’ils varient en fréquence, en durée et en
puissance.
Toutefois, étant donné tout ce
que nous rejetons dans l’atmosphère,étant donné que nos rejets s’accroissent à
vive allure, il parait probable qu’il finira par se passer quelque chose. Mais quoi ? Pour l’instant les
scientifiques attirent ou tentent d’attirer l’attention des grands de ce monde
sur les méfaits de ces rejets et de ces conséquences (santé,allergie, fonte des
glaciers etc..) sans grand succès
d’ailleurs.
Pour l’instant, ils ne parlent
pas des vents et c’est heureux car une belle journée d’été bien
ensoleillée,mais sans Mistral est une catastrophe pour notre Santé.
Cela arrive déjà un jour sur
deux.
Nous ignorons tout des intentions du Mistral
mais nous n’ignorons pas les conséquences du risque de sa disparition. Que
se passerait-il si le Mistral s’arrêtait ? Notre région deviendrait si invivable qu’il
faudrait arrêter de respirer. Pas très pratique ! Dons nous continuerons à respirer, faute de
mieux, et nous remplirons les salles d’attente des médecins, des hôpitaux,
etc.. Quel
serait le business le plus rentable ? Les pompes funèbres !
Ceci est une pure fiction mais
nous aide à réfléchir et à poser la question essentielle : comment se fait-il
que l’on ait implanté dans une région si
petite autant de sources polluantes, à tel point que l’on ne pourrait plus y
vivre sans Mistral ? (Ces dernières
années nous remarquons qu’il y a moins de Mistral ?) Et pourquoi continue-t-on ?
18
Sommes-nous conscients des DANGERS ?
Une
petite minorité d’entre nous : oui. Une
grande majorité : non, pas du tout. Quelques
médecins pourtant martèlent que notre Santé est directement menacée par la
pollution, que cette dernière provoque bien des maladies respiratoires, bien
des cancers, bien des allergies. Rien n’y fait.
Nous gardons notre
insouciance même si les yeux nous piquent un peu le matin ou que certains jours
ça sent les œufs pourris.
A-t-on
mené des études sérieuses sur les conséquences de la pollution dans les zones
les plus touchées ? Non.
N’affolons
pas le peuple !
Une petite enquête locale sur
l’attitude de bon nombre de personnes pourrait se résumer
ainsi : « chez moi, ça va ! Mais les voisins, qu’est-ce
qu’ils prennent ! ».
19
« Pollueur payeur » Est-ce bien Vrai ?
Pas
du tout ! Les entreprises polluantes de la région
entraînent évidemment des problèmes de Santé dans la population. Paient-elle
pour autant les notes des médecins, des hôpitaux, de la pharmacie ? Pas du tout ! Alors qui paie les
dégâts ? La Sécu évidemment et les malades. Questions : est-il normal que ce soit la
Sécu qui paye les dégâts occasionnés par des entreprises. Celui qui ne veut pas répondre dira que c’est
une bonne question.
Mais il n’y a pas de bonne
solution à ce problème, sauf UNE : Polluer Moins.
20
Les Autorités de l’état se soucient-elles de notre santé ?
Pour
l’instant, non ou trop peu.
Nous sommes dans une région la
plus polluée de France et tout ce l’on trouve à faire consiste à prévenir les
gens, mais surtout sans les affoler, que l’ozone est là, qu’il faut réduire la
vitesse, éviter les efforts physiques, être attentif aux enfants et aux
personnes âgées. Si les décideurs politiques et l’Etat se
souciaient de notre santé, comment se fait-il que personne n’ait eu l’idée de
procéder à un constat des conséquences de la pollution ? Par la même occasion, nous pourrions chiffrer
le coût de cette pollution pour le sécu . Eh bien, non.
Personne n’y a pensé. Si quelq’un y a pensé, il s’est
dit qu’il ne fallait surtout pas soulever ce lièvre beaucoup trop dangereux
sous peine de mise au placard ou en prison, comme cela s’est vu dans un pays
proche. Chez nous, c’est plutôt le placard.
Gare aux courageux qui prendraient le risque de s’aventurer dans une
opération de vérité.
Le silence continue….
21
L’Econmie est-elle en cause ?
Evidemment. L’économie
et la croissance sont directement responsables de la pollution, surtout le
secteur de l’industriel, un peu moins le secteur agricole, et encore moins pour
le secteur des services (secteur tertiaire).
Faut il pour autant museler cette économie ?
Stopper la croissance ? Sans doute
pas car personne ne veut remplacer sa voiture par un âne, personne ne veut
s’éclairer à la bougie, personne ne veut retourner au lavoir avec son linge,
etc… donc ne rêvons pas.
Il n’est toutefois pas exclu que
si nous continuons à faire des bêtises, si nous continuons à malmener notre
planète, voire à la massacrer, la question du blocage de la croissance
industrielle puisse se poser dans 20 ans ou 1 siècle. Pour éviter d’en arriver à cette situation
catastrophique, nous n’avons pas l’embarras du choix des solutions.
Il s’agit tout s’implement de passer d’une
économie irresponsable à l’américaine(polluons, on verra plus tard !) à
une économie prope, sans dégâts. C’est
techniquement réalisable.
Le premier stade consiste à s’en soucier.
Ce n’est pas le cas pour l’instant.
22 Quelles conséquences sur l’emploi ?
La
réduction de la pollution réduirait-elle aussi l’emploi ? Certainement
pas. Dans nos pays développées, l’emploi est
surtout victime de la concurrence effrénée déclenchée par la mondialisation et
les gains de productivité.
Fermer une usine tue l’emploi.
Réduire la pollution, non.
C’est même le contraire.
La réduction de la pollution
entraîne toute un série de recherches et d’innovations destinées à capter les
polluants issus de cheminées d’usines et des pots d’échappements des voitures. On peut donc affirmer que réduction de la
pollution et l’emploi : même combat.
Un esprit cynique ajouterait que la pollution
contribue largement à remplir les salles d’attente des médecins et des hopitaux,
et , chemin faisant, fait aussi plonger les comptes de la Sécu. Certes, la lutte contre
la pollution a un coût, mais mieux vaut se rendre à l’évidence, il continuera
de croître. Même très élevé, ce coût sera inférieur à
celui de notre Santé. Un chiffre pour les sceptiques : la SOLLAC
( Arcélor Mittal),gros pollueur local, a réduit son personnel de moitié en 20
ans.
23
Sommes-nous contre les USINES ?
Non ! Mais nous sommes contre l’opacité des discours de leurs dirigeants dès qu’il s’agit de pollution.
Il est
évident que les responsables des usines évitent de s’aventurer sur le terrain
de la clarté qu’il jugent dangereux. Il
préfèrent se limiter à un langage hermétique inaccessible au public. Cela veut dire en clair – ou bien qu’ils ont quelque chose à cacher et
que leurs efforts pour réduire la pollution sont nettement insuffisants.
– ou bien qu’ils ne sont pas
capables d’expliquer clairement ce qu’ils ne font pas. Si c’est le cas, ce que
nous ne croyons pas, ils doivent recruter un interprète !
Nous ne sommes pas contre les usines à condition qu’elles jouent la
transparence. Cest le prix à payer pour établir des relations acceptables entre
usines et population.
Nous n’en somme pas encore là, car les exemples de mauvaise foi sont
trop nombreux pour que les pollueurs soient crédibles.
Allons Messieurs, encore un effort.
De toutes façons il va falloir y venir !
Nous avons d’ailleurs entrepris une hiérarchie afin de distinguer les
bons et les mauvais entrepreneurs dans le domaine de la pollution.
24
Y a-t-il des SOLUTIONS ?
Oui.
Il y a des solutions. Très insuffisantes..
Quand elles n’exitent pas, il faut les inventer. Le plus tôt sera le mieux. Il revient à chaque pollueur de faire ce qu’il
faut pour limiter les dégâts. Par exemple :
- en
équipant les cheminées de filtres adaptés (Pourquoi les raffineries de
Seine-Maritime ont-elles des filtres de cheminées de niveau 5 et pas nous,) -
en ne brûlant plus des sous produits internes tellement mauvais qu’ils sont
invendable, au profit de combustibles propres. – et nous simples particuliers, que pouvons nous
faire ? Nous continuons à polluer avec nos voitures et nos
chauffages. Côté
voitures, nous pouvons éviter les grosses cylindrées, en particulier les 4x4
qui ne sont pas toujours indispensables
et les diesels émetteurs de particules fines.
Côté chauffage, il est surprenant que dans notre région ensoleillée, les
utilisateurs de chauffe eau et chauffages solaires soient si rares. Or les techniques
sont au point. Pourquoi n’y a-t-il pas obligation d’installer
des capteurs solaires, au moins pour les édifices publics comme c’est le cas en
Belgique, pays moins ensoleillé ?
Pourquoi n’y a-t-il pas de réelle incitation fiscale pour les
particulers ?
Restent
les camions. Pourquoi y en a-t-il
autant ? est-ce justifié ? n’y at-il pas là aussi quelque chose à
faire ?
Bref,
il est temps d’établir un plan régional de réductions de pollutions, source par
source, et de fouiller partout où il y a quelques réductions à gratter, car la
situation est grave.
25
Que faut-il faire ?
Il ne
nous est pas venu à l’idée de demander la transformation des locaux d’ Arcélor
Mittal ou des raffineries en de vastes bergeries
et de l’aéroport en pâturages. Et
tant pis pour les milliers de pets de moutons qui,eux, ne contiennent pas de
dioxines. Par contre, nous demandons
deux choses essentielles : 1 Procéder à un constat des dégâts de cette
pollution sur la santé des populations riveraines. Mais pas un constat pour nous
endormir ! Un de plus ? pas un
constat de type Tchernobyl dont nous n’avons que faire ! Un constat
véritable où les associations de défence de l’environnement auront le pouvoir
de décisions, et financé par les organismes qui ont pris la suite de ceux qui
ont décidé d’implanter toutes ces usines. Ce constat implique, en autre, la
réalisation d’une vraie enquête épidémiologique sur toute la population
concernée.
Si les décideurs actuels refusent ce constat,
cela voudra dire qu’ils ont très de peur des résultats, de la vérité. 2
Etablir un plan de réductions des
pollutions, rigoureux, contraignant, connu de tous, contrôlable, suivi par
tous. Ce plant établi usine par usine
devra être exécuté quel qu’en soit le prix, car c’est notre santé qui est en
jeu. En outre, les organismes chargés de
surveiller la pollution seraient bien inspirés de faire preuve de pédagogie et
d’expliquer beaucoup plus clairement les résultats au fil des mois et des
années. De leur côté, les différentes municipalités de
la Cote-Bleue et du pourtour de l’Etang de Berre devraient s’interroger sur la
nécessité de créer un service commun chargé de faire baisser la pollution avant
que la population ne se rende compte de cette carence. En effet, il y a forcément incompatibilité
entre l’image que les communes souhaitent donner de leurs territoires et le record national peu envieux des taux de
pollution locale.
NB : Pour l’instant, il faut se rendre à
l’évidence : seules les Associations de défense de l’environnement disent
haut et clair, ce que les autorités et les pollueurs pensent tout bas.
Source
d’information : Fédération ATMO picardie Amiens / AIRFOBEP/
AIRMARAIX / DRIRE / Ligue des droits de l’Homme d’ISTRES.
PS :
Ce document a été émis et distribué par l’association
Patrimoine Cote-Bleue septembre 2005 , où en sommes nous en 2019 . La Santé des
populations ?
Août 2019
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire