jeudi 15 octobre 2020

L forêt de Boscodon

 

          Académie des Sciences, agriculture, arts et belles-lettres
                                          d’Aix-en-Provence

Prix de Lourmarin 2019
À Claude Darras et David Tresmontant
pour « La forÊt de Boscodon »

 


Le samedi 17 octobre 2020, à 16 heures, en son château de Lourmarin, en Vaucluse, l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix-en-Provence remettra ses prix littéraires 2019. Dont le prix de Lourmarin attribué en l’honneur de Robert Laurent-Vibert à Claude Darras et David Tresmontant pour leur monographie « La forêt de Boscodon » publiée à l’enseigne de Naturalia Publications en 2019. Agrégé de lettres et prix de Rome, Robert Laurent-Vibert (1884-1925) présidait l’établissement de chimie cosmétique Pétrole Hahn ; il a laissé la charge du château de Lourmarin, sa bibliothèque et ses collections d’objets d’art à l’académie aixoise.

Ingénieur à l’Office national des forêts et artiste peintre, David Tresmontant (né à Paris en 1957) a été chargé de cours à l’université d’Avignon et responsable forestier pour la ville de Paris. Critique d’art, maître de conférences à Aix-Marseille 2 et expert de la Commission européenne, Claude Darras (né à Beaumont-en-Artois en 1948) est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages ; il poursuit une activité éditoriale au sein de revues de littérature, d’arts et de sciences humaines.

L’académie aixoise lui avait attribué en 2010 le prix Paul Arbaud pour la monographie du peintre « Joseph Alessandri ou la face cachée de l’ombre » avec le photographe Jean-Éric Ely (éditions Autres Temps).

En 2019, l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille lui a décerné le prix Albert Detaille (dans la classe des beaux-arts) pour la monographie du peintre « Louis Toncini - Le maître de Rive-Neuve » publiée par Hervé Chopin.

 

Non loin d’Embrun et du barrage de Serre-Ponçon, la forêt de Boscodon révèle un site alpin et forestier peu ordinaire, caractérisé par une géologie dantesque, un système torrentiel grandiose et redouté, une abbaye romane qui se raconte comme un livre d’histoire, une sapinière de haute futaie, une flore parmi les plus remarquables de l’hexagone avec 702 taxons (dont 64 espèces d’arbres et d’arbrisseaux), des alpages où pâturent brebis alpines, vaches tarines et abondances, une faune singulière où l’observateur chanceux pourra débusquer le lièvre variable et la marmotte des Alpes, l’aigle royal et le tétras-lyre. À travers les quelque 880 hectares de son aire dont 69 % sont boisés et jardinés par l’Office national des forêts, le visiteur attentif et patient prendra le rythme du lieu qui n’est pas celui du temps ordinaire : à pas de torrents, à grandes foulées de vent, au galop des saisons. Chaque année, 60 000 à 65 000 visiteurs fréquentent le site devenu Forêt d’Exception  en novembre 2018. À l’entour d’un massif de près de 6 500 hectares, Boscodon influe sur les espaces adjacents que sont la forêt mandementale de Morgon qui domine le lac de Serre-Ponçon, la forêt indivise de la Magnane, la forêt domaniale du Pouzenc, ainsi que les forêts communales de Crots et de Savines-le-Lac.

 

-        La forêt de Boscodon, par Claude Darras et David Tresmontant, Naturalia Publications, collection Sites d’exception, 224 pages, 20 euros.








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